Manger au bord du chemin avec Anne Morin

Publié le par nous-en-boischaut-sud

Le 5 juin à La Berthenoux, dans le cadre de la fête de l’environnement, Anne Morin a partagé avec nous ses connaissances sur les herbes sauvages, surtout celles qui se mangent.

Manger au bord du chemin avec Anne Morin
berce
berce

Sur le bord de la route, le long d’un mur pousse une berce (la notre, pas la berce du Caucase). Très bonnes les jeunes tiges. Il faut les peler, comme la rhubarbe, ensuite vous les croquez. C’est vrai, c’est plutôt bon, mais Anne trouve que celle-ci a perdu un peu de sa saveur : trop vieille sans doute. Lorsqu’elle est jeune, son goût rappelle celle de la mandarine.

minette
minette

Sur la pelouse, du trèfle « minette », le petit trèfle jaune : il est comestible, comme tous les trèfles et comme pratiquement toutes les herbes qui étaient autrefois ramassées pour les lapins.

plantain
plantain

A côté, du plantain (il en existe plusieurs sortes, toutes sont comestibles), il se consomme lorsque la plante est jeune, encore en rosette, au sol. Il peut être cuit en légume ou dans la soupe, c’est une des rares plantes de nos climats qui soit riche en vitamine C.

Nous quittons le bord de la route pour prendre un chemin de randonnée. Des orties, tout le monde sait qu’elles sont comestibles. Les quatre ou cinq feuilles supérieures peuvent être mangées crues mais c’est toute une technique pour ne pas se piquer la bouche, il faut oser (Anne ose) ! Sinon les feuilles de l’ortie sont cuites pour mettre dans la soupe ou dans une omelette ; éliminez la tige et les grosses feuilles, elles sont filandreuses.

laiteron
laiteron

Sur le bord du chemin, le laiteron, cette grande plante piquante des jardins ou des bords de chemin : les jeunes pousses de printemps se dégustent en salade, les feuilles plus âgées cuites comme les épinards. Chez la bardane (notre gratton), les toutes jeunes feuilles se mangent en salade et la tige s’épluche pour se croquer avec un grain de sel !

chénopode
chénopode

Nous retournons près de l’oratoire élevé près du lavoir. Ce monument avec une statue d’une Vierge à l’Enfant a été restauré récemment par la municipalité. Un petit parterre de fleurs y a été installé. Et bien sûr les mauvaises herbes s’y sont installées également ! Un chénopode, mauvaise herbe courante dans les terres cultivées a trouvé l’emplacement intéressant. Les jeunes feuilles peuvent être mangées en salade ou cuites.

pulmnaire
pulmnaire

Dans les mauves, feuilles et fleurs, sont comestibles, crues ou cuites, en plus c’est conseillé pour ceux qui ont des problèmes intestinaux. Parmi les autres fleurs, vous pouvez également manger de la pâquerette (fleur et jeunes feuilles) mais n’en abusez pas trop : le goût est un peu fort, ou alors la pulmonaire, les fleurs bleues sont du plus bel effet sur un plat.

En quelques centaines de mètres nous sommes passés à côté de plein d’autres plantes sauvages comestibles : gaillet, ronce, lotier, églantier … Ces plantes sont plus savoureuses jeunes ou alors il faut sélectionner l’extrémité des rameaux ou les fleurs et elles apporteront le maximum de leurs vertus si vous les consommer crues, en salade.

Donc, si vous avez des mauvaises herbes dans votre jardin, mangez-les !

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