Rencontre avec Olivier Bruhne écrivain en résidence berrichonne

Publié le par nous-en-boischaut-sud

Olivier Bruhnes, acteur et écrivain, est en résidence aux Bains-Douches de Lignières. Il est venu nous rencontrer à la bibliothèque du Châtelet le 17 mars.

Il nous a raconté son parcours : son enfance dans une cité en banlieue parisienne, la « banane », avec des échappées pour des vacances en Berry où il apprend à « chaver » le poisson dans l’Arnon.

Inadapté pour l’école, il commence comme coursier puis devient acteur (payant ses cours à l’école Dullin en balayant les locaux), Laurent Terzieff le prend sous son l’aile.

Il passe metteur en scène travaillant avec ceux que la société met en marge, notamment avec des personnes handicapées mentales, pas pour réaliser un atelier de théâtre, pour une véritable création (« il faut aller jusqu’au bout ! »).

Insensiblement, il se retrouve auteur de théâtre et maintenant il est auteur de fictions.

« La nuit du chien » a été primée à deux reprises.

Il n’abandonne cependant pas le monde de la marge en signant le portait d’un ancien prisonnier, et pas n’importe lequel : celui que tout le monde rejette, celui qui ne peut se confier à personne. C’est donc du silence qu’il parle dans « Passé par la case prison », sans juger, même si son sens moral ne varie évidemment pas.

Rencontre avec Olivier Bruhne écrivain en résidence berrichonne

A la bibliothèque du Châtelet, il nous a parlé de la création littéraire, travail éminemment solitaire, où les expériences et les ressentis de toute sa vie se mêlent pour donner une œuvre dont on ne peut plus démêler les fils qui en constituent les racines.

Il a insisté sur l’importance du travail éditorial lorsque le livre est fini ; c’est le moment où tout le travail solitaire se trouve confronté à une vision extérieure. « Le livre n’appartient pas à son auteur, c’est le regard extérieur qui dit à l’auteur ce que le livre contient ». C’est ce regard qui lui indique comment cette œuvre pourrait être encore meilleure, ce qu’il serait bien que l’auteur retravaille.

Olivier Bruhne nous donne lecture d’un extrait de « La nuit du chien », la scène fondatrice du récit, combat entre un enfant fugitif et un chien. En fait cette part de l’action se passe en Berry, mais « il me fallait du blanc, une montagne ». Ce n’est donc pas en Berry, mais c’est en Berry quand même !

Rencontre avec Olivier Bruhne écrivain en résidence berrichonne

Olivier Bruhnes est en résidence en Berry, il y accumule des matériaux qui se retrouveront sans doute, sous une forme ou une autre, dans ses prochaines œuvres.

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