(10) 13 octobre - Châteaumeillant : théâtre "Lapin, lapin" de Coline Serreau

Publié par nous-en-boischaut-sud

(10) 13 octobre - Châteaumeillant : théâtre "Lapin, lapin" de Coline Serreau

 Le Texte

Véritable farce sociale et poétique, parfois à la limite de la bouffonnerie mais toujours avec pertinence, « Lapin Lapin » est une bouffée d’air, une comédie recommandée pour tous !


 L’Auteure
Coline Serreau, née le 29 octobre 1947 à Paris, est une actrice, réalisatrice, scénariste et compositrice française. Elle a notamment écrit et dirigé les films « Trois hommes et un couffin » et « La Belle Verte ».
Ecrite en 1996 Lapin Lapin a été mise en scène la première fois par Benno Besson, alors compagnon de l’auteure, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin. Coline Serreau y tenait le rôle de Mama.


 L 'Histoire
Il était une fois la famille LAPIN, à première vue banale, de milieu modeste, avec un papa qui rentre du boulot, des enfants qui révisent et une mama qui fait les courses. La petite dernière, Lapin, est bien un peu étrange à préférer les maths et les histoires d’extraterrestres, et le grand, Bébert, vit toujours à la maison, mais comme il se prépare un brillant avenir de médecin, tout va bien ; et puis, les autres enfants ont des situations bien établies !
Jusque-là donc, rien d'extraordinaire. Seulement, quand les évènements s’accélèrent, on se rend compte avec délectation que la famille LAPIN est loin d'être une famille comme les autres... Et que personne ne fait ce qu’il dit, ni ne dit ce qu’il fait. Ainsi, chacun des enfants revient vivre à la maison, avec parfois la police aux trousses, et entasse joyeusement son matelas sur celui des autres. Alors quand la voisine, victime de sa solitude et des huissiers, décide de s’installer avec ses meubles, l’appartement des LAPIN ressemble à une grande lessive familiale.
Et la pauvre mama, pilier de cette joyeuse bande, n'est pas au bout de ses peines. Elle qui s’interdit de parler politique à table voit un putsch militaire s’inviter au dîner!! Mais comme elle le dit si bien: "Pour être démerde, je suis démerde et c'est pas demain la veille qu'on verra cette famille s'enfoncer dans la panade!"


 Le Mot du metteur en scène
« Coline Serreau est une drôle de dame. Réalisatrice entre autres de « Trois hommes et un couffin » qui l’a placée comme une incontournable du cinéma français, elle est aussi une dame de terrain parcourant le monde caméra au poing pour montrer d’autres systèmes de production plus respectueux de l’homme et de son environnement, comme par exemple dans son documentaire « Solution locale pour un Désordre global ».
Il va sans dire qu’elle a la plume plutôt mordante sous ses délires humoristiques. Avec « Lapin Lapin », Coline Serreau nous offre une comédie politico poético satirico humoristico déjantée, pleine de profondeur et d’espoir dans le genre humain. La famille Lapin, sous la poigne d’une Mama poule, mène une vie tranquille. Sans beaucoup d’argent et avec de la démerde, chaque chose trouve sa place et somme toute, tout va bien. En fait, rien ne va plus, tout bascule. La famille se retrouve au complet dans un deux pièces. Les matelas s’entassent, ça crie ; les matelas s’entassent, ça hurle ; les matelas s’entassent, ça s’envoie des baffes ; les matelas s’entassent... mais ça s’aime tellement qu’au premier coup dur, tout le monde se serre les coudes. L’amour de la « familia » crée un cocon que tout un chacun rêverait d’avoir.
Seize rôles pour une tribu de Rhinocéros, c’est presque mesquin. Mais voilà, ces personnages demandent, pour être à la véritable hauteur du texte, une sorte de dépassement de soi, un dépassement de l’acteur qui pousse les comédiens à sortir de leurs habitudes de jeu. L’écriture est parlante parce qu’elle est sur la limite entre le vrai et le faux.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :