Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

Publié le par nous-en-boischaut-sud

Colette Bernardet, peintre et professeur de peinture, est bien connue à Châteaumeillant d’où sont originaires bon nombre de ses élèves.

Le musée Emile Chénon lui a laissé carte blanche pour son exposition qui se prolongera jusqu’à fin juillet ; elle a invité deux sculpteurs pour présenter, avec elle, leurs propres œuvres : Daniel Raymon et Frédéric Vincent.

Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

Colette Bernardet nous présente une série de peintures réalisées selon une technique particulière, sur du papier froissé puis marouflé sur bois ; il en résulte un rendu superbe, ressemblant à du tissu, une sorte de batik en papier ! L’inspiration de Colette, c’est la nature. De ses promenades, elle tire un nombre impressionnant d’aquarelles réalisées en quelques coups de pinceaux, là est l’idée, voilà son carnet intime ; mais ses élèves vous diront combien d’aquarelles sont jetées pour une seule conservée ! Quelques unes de ces aquarelles, exceptionnellement, sont présentées ici.

Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

Mais pour elle, la vraie peinture n’est pas là : ses œuvres sont réalisées en atelier, sans consulter ses carnets, à partir des images qu’elle a reconstituées dans son intellect. Un exemple en est donné ci-dessous par cette aquarelle inspirée de genêts près de chez elle et la peinture sur papier froissé qu’elle a réalisée sur ce même thème.

Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

Il en résulte des peintures très colorées, à la lisière du figuratif et de l’abstrait, la technique donnant une très grande finesse du trait.

Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

Daniel Raymon est venu à la sculpture sur le tard mais cela devient chez lui une activité quasi obsessionnelle. Il nous présente surtout des nus féminins, à l’exception notable d’un buste d’homme, son père. Son inspiration, essentiellement littéraire lui demande une très longue phase de réflexion avant de commencer son œuvre ; la sculpture est une œuvre cérébrale, mais ensuite il pourrait réaliser le travail les yeux fermés !

Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

Frédéric Vincent quant à lui nous présente ses gargouilles en bronze. Il maitrise toutes les techniques de sculpture, la terre, le plâtre et la fonderie du bronze et nous offre ici une vision satirique de notre monde moderne, pleine d’humour et de dérision. Pour les gargouilles, pas de modèle. Quoi que ! Cette gargouille en tutu lui a peut-être été inspirée par un danseur québécois, très athlétique mais également très gracieux.

Colette Bernardet, Daniel Raymon et Frédéric Vincent

L’exposition se poursuit jusqu’à fin juillet au musée Emile Chénon de Châteaumeillant, ne la ratez pas, vous ne serez pas déçus.

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