Les Zerdavan
Quatre bonhommes en chapeaux qui s’avancent sur scène, dans un coin, un pianiste : on pense tout de suite aux Frères Jacques. Pourtant ce n’est pas avec des chansons des Frères Jacques que commence le spectacle des Zerdavan : on remonte un tout petit peu plus loin dans le temps, avec Ray Ventura et ses Collégiens.
Ce quatuor de voix masculines, toutes différentes, nous offre une interprétation vivante de ces chansons fantaisistes inoubliables des années folles : « Qu’est ce qu’on attend pour être heureux », « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine » ou « C’est pour mon papa », avec la participation active de membres du public.
Puis nous passons aux grands succès humoristiques des Frères Jacques avec des chansons presque universellement connues : « La confiture », « La queue du chat » ou « La Saint Médard » avec une mise en scène très soignée et la subtile combinaison du chant et du mime mise à l’honneur, en leur temps, par les interprètes d’origine.
Mais l’un des buts de Zerdavan est également de faire revivre des refrains moins connus et qui sont injustement menacés par l’oubli. Certaines des chansons des Frères Jacques sont à redécouvrir telles « L’amour en dix neuf ponts » (nous les avons comptés) ou « Frédo ».
La troisième partie du spectacle se rapproche doucement de la période actuelle, d’abord avec le « Tango Corse » de Fernandel puis avec des airs de java, ou de valse sur des textes choisis de Boris Vian, Renaud ou Font et Val. Toujours, nous retrouvons la touche humoristique qui est la marque de fabrique des Zerdavan, et avec bonne humeur, facétie et rythme.
Le spectacle se termine, presque, avec une parodie de « Chanson plus bifluorée » : « Moi je fais la vaisselle ».
Pour cette dernière partie, le quatuor se divise, ce qui permet d’apprécier séparément la voix de chacun.
Le public apprécie. Après les rappels, il n’a toujours pas envie de quitter la salle. Nous resterions bien encore un peu dans cette ambiance si agréable.